Salins de Camargue : Territoires convoités PDF

Le réseau écologique a été réalisé par Molecular Ecological Network Approach (MENA) 3 (Deng et al., 2012). Réseau écologique travaillé avec RMT (matrice aléatoire).


Salin-de-Giraud, Aigues-Mortes. Deux univers souverains à l’embouchure du Grand et du Petit Rhône, où l’exploitation du sel a non seulement façonné d’immenses espaces lagunaires d’une grande valeur biologique, mais aussi deux histoires économiques et sociales contrastées. L’une, celle d’Aigues-Mortes, s’enracine dans le haut Moyen Age. L’autre, celle de Salin-de-Giraud, s’inscrit dans l’élan industriel de la fin du XIXe siècle. Finalement réunis au sein de la Compagnie des Salins du Midi, ces deux immenses territoires, au total plus de vingt mille hectares, abordent aujourd’hui un tournant décisif de leur histoire. Le déclin amorcé de la saliculture pose avec acuité la question du devenir de ces espaces et de la gestion à long terme d’un littoral instable. Plus globalement encore, celle de l’identité d’un delta jusque-là préservé.

Le Rhin et le Danube alimentent les Alpes au printemps et en été, et le Rhin, en particulier, exploite au maximum les zones de pluies hivernales. Les roselières ont été reconnues comme des habitats importants pour la conservation de la biodiversité faunique en Europe (Poulin et al., 2006). La Camargue comprend environ 8000 ha de roselières, la deuxième plus grande zone de production de roseaux en France après le Parc Naturel Régional de Brière et en Europe, après le Delta du Danube. Un exemple existe dans la région d’une ville avec différents types de banques: plus dans la nature des banques rurales amenées à la ville; l’instance est, bien sûr, King’s Lynn.-}