malet, l’homme qui fit trembler napoléon PDF

Pendant deux ans, nous étions des amis proches, malgré tout le fossé que les années avaient creusé entre nous, et même si, par passion ou par manque de pensée, il faisait beaucoup de choses qui me tourmentaient, je l’aimais comme un frère et je pleurais autant que Il aurait rempli une bouteille d’encre quand il serait enfin allé à Edimbourg pour étudier la profession de son père.


 » Soldats ! Napoléon est mort sous les murs de Moscou. Le Sénat vient d’abolir le régime impérial !  » Alors que la Grande Armée napoléonienne battait en retraite dans la neige et le froid à travers les immensités des plaines russes, c’est par cette surprenante proclamation que commença, le 23 octobre 1812, le plus extravagant des coups d’État. Ce complot avait été entièrement conçu par un officier d’origine franc-comtoise, farouche opposant à Bonaparte, le général Claude-François Mallet. Alors qu’il était emprisonné pour ses sympathies républicaines, Malet avait imaginé un plan audacieux. Partant de l’idée que le régime reposait sur l’existence d’un seule – Napoléon – dont la mort inopinée eût ébranlé les fondements du pouvoir, il en avait déduit qu’il était inutile d’attendre ou de provoquer cet événement. Il suffit de le  » supposer  » ! Après s’être évadé, Malet partit, en compagnie de deux seuls complices, à la conquête de Paris. Tout lui réussit d’abord à merveille. En entendant la lecture de la fausse proclamation, les fidèles de l’empereur, démoralisés, n’opposèrent aucune résistance. Le conspirateur parvint à rallier trois régiments à sa cause, à libérer des prisonniers d’État, à faire arrêter le préfet de Paris, le chef de la Sûreté le ministre de la Police… En s’inspirant d’une documentation personnelle souvent inédite ou peu connue, André Besson nous fait suivre, dans ce récit dont le suspense va crescendo, la progression de cette étonnante aventure. Il fait aussi revivre, parallèlement à la conjuration, Napoléon I er, le tsar Alexandre, Fouché, Talleyrand, l’impératrice Marie-Louise, Sophie Hugo, la mère du poète, et son amant Lahorie…

En deux ou trois semaines, les Londoniens ont commencé à oublier cette expérience étrange. Alors il éclate dans une de ses furies sauvages et s’en prend à tout le monde, saisit les lettres, les ouvre et lit celles de l’Empereur adressées aux autres. «Accorder la permission de se retirer dans sa banlieue à un vieillard déjà déshonoré de ne pouvoir accomplir la grande et glorieuse tâche pour laquelle il a été choisi. Le carrosse se trouvait juste au moment où je venais, et moi, comme un gaillard de campagne stupide, ne prêtant aucune attention aux années passées, je regardais parmi les gens du front de l’Inn pour voir une fille avec ses jupons juste en dessous d’elle. les genoux.-}