Le magnétisme animal : Naissance de l’hypnose PDF

La vraie fascination va au-delà et ne peut être modélisée que partiellement par ces approches qui, bien que modernes, ne proposent pas la connaissance de certains éléments qui se réfèrent à la tradition européenne dont je parle.


Si articles et livres abondent en descriptions sur la manière de provoquer l’état hypnotique ou sur celle de l’utiliser en vue de la sédation de symptômes, quand il s’agit de s’expliquer sur la nature du phénomène lui-même, l’encre vient à manquer aux plumes. Milton H. Erickson, qui a contribué à rendre à l’hypnose la place qu’elle méritait, s’est toujours refusé à lui donner un statut théorique. Il peut sembler que la pratique, pour être agissante, puisse se passer d’être pensée, mais ce n’est pas si sûr. Manquant d’un index pour lui permettre de distinguer l’essentiel de l’accessoire, cette pratique risque de se dégrader. Elle ne sait pas dire pourquoi elle est efficace et pourquoi elle ne l’est pas. Dans son Encyclopédie des sciences philosophiques, Hegel parle du magnétisme animal au début de la troisième partie intitulée  » Philosophie de l’esprit « . Ces pages, traduites et commentées par François Roustang, pourraient peut-être éclairer la pratique de l’hypnose.

Au milieu des années 1800, un autre chirurgien écossais du nom de James Esdaile a été le pionnier de l’utilisation de l’hypnose comme anesthésie chirurgicale. Il prétendait que cela se manifestait par une série de réactions physiques qui pouvaient être divisées en étapes distinctes. Des souvenirs oubliés de détails obscurs ne sont pas dévoilés par l’hypnotisme.-}