L’islam des banlieues PDF

Ben Ahmed a dit: « Et puisque ni nos parents ni l’Etat ne nous racontent cette histoire, d’autres viennent nous dire des mensonges pour justifier des choses injustifiables. » Il voulait dire des djihadistes.


On n’en finit pas de déplorer la perte de crédibilité des travailleurs sociaux auprès des jeunes en difficulté, dont ceux issus de l’immigration. Alors que les associations religieuses de quartiers réussissent là où les éducateurs et les travailleurs sociaux ont échoué. Comment expliquer ce phénomène ? Qu’est-ce qui séduit tant les jeunes dans ce discours religieux ? Faut-il y voir un danger ? C’est à ces questions que répond ici l’auteur, en s’appuyant sur de nombreuses enquêtes de terrain. Elle explique que des milliers de jeunes – filles plus que garçons – fréquentent régulièrement les permanences sociales des associations musulmanes de villes comme Paris, Lille, Tourcoing, Roubaix, Lyon, Nantes, Marseille, Bordeaux et Strasbourg. Ils y rencontrent des prédicateurs religieux, issus de la double culture comme eux, dont les propos ont plus de portée que les injonctions paradoxales de l’école ou du service social… Parmi eux, deux attirent particulièrement les foules lors de conférences en France et en Europe, et les cassettes de leurs prêches font un tabac. Analysant finement le contenu de leurs discours, Dounia Bouzar explicite les clés de leur succès : l’entrée dans la religion, loin d’être un  » retour aux sources « , s’avère un facteur d’intégration et permet de vivre pleinement le double lien avec ses parents et la société occidentale. Cela est frappant pour les jeunes filles maghrébines ; elles peuvent ainsi revendiquer une identité de femme française musulmane résolument moderne. Ce mouvement, dont on ne peut négliger l’ampleur, interpelle, et sa connaissance sera l’occasion, pour les professionnels concernés et leurs formateurs, de s’interroger sur leurs pratiques. Sont-ils bien préparés à la dimension plurielle de la nouvelle identité française ? Une lecture roborative.

Les deux sont des symboles de musulmanité douteuse et d’américanité marginalisée, contre lesquels Webb définit sa mission et son identité. Au contraire, cela signifie que les droits de l’homme n’ont de sens qu’en tant que partenaire dans une nouvelle politique de distribution équitable. Nous sélectionnerons ensuite une autre banlieue à laquelle les dons seront acceptés, et ainsi de suite.-}