L’ange de la jeunesse – La revue Jugend et le Jugendstil à Munich PDF

Un étudiant a trouvé les restes: un jeune Néerlandais nommé Eugène Dubois est allé aux Indes orientales et a déterré les restes de Java Man, les premiers restes humains ancestraux jamais trouvés.


Janvier 1896, une nouvelle revue naît à Munich. Elle s’appelle « Jugend, revue illustrée hebdomadaire munichoise pour l’art et la vie ». Jugend, c’est-à-dire « jeunesse ». Tandis que l’esprit fin de siècle étend sa sombre emprise sur la totalité des choses, le Jugendstil ambitionne la vie dans son entier, sous le signe de la joie et de la nouveauté. Jugend s’intitulait d’ailleurs à l’origine Leben – « vie ». A cet idéal, son créateur Georg Hirth ne renoncera jamais, entraînant ses troupes dans sa folle entreprise. Mais l’ange ? Interrogé sur sa présence insolite dans l’anticléricale Jugend, l’ange de la jeunesse révèle tout ce que ce projet engage d’ambitions démesurées : rien de moins qu’un culte de l’art et de la jeunesse.

Son patron royal, duc Wilhelm V, a interprété l’accident comme un signe de mécontentement de Dieu que le bâtiment n’était pas assez impressionnant. Il était un créateur de logo prolifique et s’est distingué en tant que maître calligraphe. Barlach lui-même a été interdit de travailler en tant que sculpteur, et son appartenance aux académies d’art a été annulée.-}