François Robin (1755-Guillotine en 1797) PDF

Le bijoutier russe Karl Faberge a perfectionné cette forme décorative et en a fait sa signature sur les bijoux vers la fin du 19ème siècle.


En mars 1797, un homme curieusement qualifié « instituteur » est condamné à mort et guillotiné à Bourg, département de l’Ain, pour quelques discours contre la propriété et les propriétaires. La Révolution a laissé place à l’ordre des bourgeois ; spéculateurs et généraux sont sur le devant de la scène. Et cette exécution, restée dans l’ombre jusqu’à maintenant, est le symbole de la victoire des nouveaux possédants. Or, une enquête serrée montre que cet agitateur inconnu mais intrépide, appelé Robin, était aussi surnommé « l’orateur des campagnes », qu’il fut un ami et un co-emprisonné de Gracchus Babeuf, actif avec lui dans la Conjuration des Egaux. Il nous a semblé non seulement utile mais également possible de rédiger la biographie – certes, incomplète – d’un inconnu, d’un homme du peuple, d’un révolutionnaire mort pour ses idées. L’Histoire n’est pas, ne peut pas être l’histoire des prétendus Grands de ce monde. L’Histoire est, d’abord, celle des travailleurs et de ceux qui les ont défendus. Jean-Marc Schiappa, historien, est l’auteur de plusieurs ouvrages consacrés à la laïcité, au mouvement ouvrier et à la Révolution française dont Buonarroti, l’inoxydable (2007), paru aux Editions Libertaires.

Les aiguilles de boussole qu’il a produites en tant que fabricant d’instruments ont été utilisées par de nombreux magnétiseurs contemporains. La confiance dans un tel souverain était également en accord avec la vision de l’histoire, que Voltaire soutenait avec la plus grande persuasion, que les principales forces motrices de l’histoire étaient les idées et les grands hommes. De manière caractéristique (car si le livre est long, les passages cruciaux sont lapidaires), il contient l’une des déclarations les plus significatives de Montesquieu (voir Courtney 1988).-}