Familles, Terre, Marchés : Logiques économiques et stratégies dans les milieux ruraux (XVIIe-XXe siècles), Actes du colloque France-Québec-Suisse à Paris, novembre 2002 PDF

De même libérateur dans le chef-d’œuvre de Kingsolver, The Poisonwood Bible (1998), l’évolution de Leah Price Ngemba de l’adolescence introspective en agronome et enseignante dépend d’un environnement de travail sans restriction où elle peut «porter des pantalons autant que possible» (Kingsolver, 1998, 149) .


D’institution réfractaire à l’individualisme et au progrès, la famille est devenue un acteur majeur de l’évolution des sociétés. Elle constitue, désormais, un lieu privilégié d’observation, des pratiques sociales et des processus économiques, aussi bien que le moyen de décryptage des comportements individuels et collectifs. L’accent est dorénavant mis sur les stratégies mises en oeuvre et sur leur inter-réaction avec les impératifs du marché et les contraintes économiques. Sans que l’on puisse voir émerger de causalité unique, ces stratégies se déploient en fonction des sollicitations démographiques, culturelles, économiques et au sein de systèmes complexes en continuel mouvement. Ce sont précisément les rapports complexes qu’entretiennent les membres de chaque famille avec les mutations de leur environnement respectif qui se trouvent au cœur des interventions réunies dans ce volume. Les textes de ce recueil sont, en effet, issus d’une rencontre qui eut lieu à Paris en 2002 et qui rassembla des chercheurs Français, Québécois, Suisses et Canadiens Anglais, engagés dans un programme de recherche résolument comparatif, un projet international de coopération scientifique (PICS), consacré à Familles, rapports à là terre et aux marchés, transformations économiques « . Ils permettent de mesurer non seulement la violence de certains rapports sociaux mais aussi les solidarités qui rendent possibles migrations géographiques et dynamique sociale. Ils contribuent en même temps à révéler les continuités ou les césures qui unissent, compartimentent ou articulent les espaces géographiques et les logiques familiales.

Après avoir souffert en silence, elle va DeSalvo, Louise 139 folle. L’histoire décrit Anna Witkowski, 18 ans, et son frère jumeau, Rainer Maria, et leur mépris pour leurs parents dépareillés, la mère courroucée et son mari, Otto, un ancien officier de la SS allemande qui a brutalisé les paysans polonais. La douve se termine par le rappel rempli de tristesse que l’amour est une compétition gagnant-preneur.-}