Action publique et prostitution PDF

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La prostitution n’est pas une activité comme une autre. Mener un travail scientifiquement fondé à son propos est toujours une gageure. Les débats sont polarisés, les avis tranchés, les condamnations sans appel, et en règle générale la commisération est au rendez-vous comme les indignations, mêlées aux bons sentiments. Notre premier choix de chercheurs a été de tenter de se dégager de tous ces a priori. Ce choix n’est jamais totalement acquis, mais c’est le premier pari de cet ouvrage. Il nous faut déconstruire ce que l’on nous présente comme étant la prostitution, et aborder l’action publique à son propos comme étant à la fois ce qui a fabriqué cette population, mais aussi comme étant une réponse aux préjugés. Aussi, les différentes recherches présentées ne sont-elles jamais des discours  » sur  » la prostitution, mais partent de travaux empiriques d’archives, d’analyse des textes législatifs, d’observations, d’interviews auprès des acteurs publics ou des personnes se prostituant. L’enjeu n’est pas seulement de raconter ce qui se passe et comment ça se passe, mais d’élaborer autrement cette question de la prostitution dans ses rapports avec l’action publique, pour pouvoir la penser mais aussi pour élaborer une intervention publique plus respectueuse de ce qu’est véritablement cette pratique sociale. Cet ouvrage collectif est le résultat d’échanges, de travaux de terrain pluridisciplinaires, de séminaires de confrontation entre nos différentes disciplines, mais aussi avec des collègues chercheurs d’autres pays ainsi qu’avec des professionnels, magistrats, policiers, médecins, qui apportaient leurs témoignages sur des réalités contrastées. Son unité, au-delà des différences de pays, de disciplines ou de parcours, résulte de ces confrontations.

Alors Richard Gere devra chercher ailleurs un rendez-vous chic à Vaduz. Je ne peux pas penser à un monde où les décideurs politiques vont décider au hasard de modifier les lois sur la prostitution et nous serons en mesure de faire une analyse. Thomas Boddington était le propriétaire de l’hôtel de 1867 à 1888, et il possédait également une série d’immeubles commodément situés à côté de l’hôtel, familièrement connu sous le nom Boddington’s Row.-}